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Pour établir les assises de l’Institut des Servantes du
Saint-Coeur de Marie, Dieu se choisit deux êtres vraiment
complémentaires aussi bien dans leurs dons de nature que dans
ceux de la grâce. C’est dans une simplicité authentique, une
confiance sans bornes en la Providence, un sens aigu de
l’accomplissement de la volonté de Dieu sur eux-mêmes et sur
leur oeuvre conjointe qu’ils se rejoignent.
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«Faire de mon
Oeuvre une communauté religieuse! Ce serait une bien grande grâce si
l’infinie bonté du Seigneur lui procurait cette faveur[...]. Nous
laisserons faire le temps et les circonstances, jusqu’ici, cette marche
d’expectative et d’abandon à la Providence nous a bien réussi. En tout
cas, l’essentiel, c’est qu’on forme entre soi, une société stable qui
assure l’avenir des membres de l’Oeuvre et de l’Oeuvre elle-même.
François Delaplace, C.S.Sp., février 1865 »
« C’est que la lumière d’en haut ne m’a découvert que peu à peu le
but final et la forme définitive de cette Œuvre , telle qu’elle
était dans le plan divin. Tout d’abord, il entrait dans mes vues
que l’Œuvre se montrât moins exclusive et plus large que la
plupart des communautés pour l’admission des enfants pauvres,
orphelines, ou plus ou moins abandonnées. Puis cette première
pensée me conduisit tout naturellement à une autre, à savoir :
d’accepter aussi à des conditions plus faciles le concours de
personnes pieuses, désirant se consacrer à Dieu pour des œuvres de
dévouement.
(Souvenir des noces d’or, Entretien du Père Delaplace, 6 août 1900)
«Ne manquons
pas le but que le bon Dieu s’est proposé : l’œuvre doit être une école
d’amour de Dieu, une école de toutes les vertus; il doit s’y former
moins de bonnes ouvrières que de bonnes et ferventes chrétiennes.»
François Delaplace, C.S.Sp, 4 septembre 1864
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