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Rêve du
Fondateur
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Premier orphelinat -
Évolution de l’Œuvre
- Difficultés du début
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Expansion de la
Congrégation
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Réalisation d’un rêve
Rêve du fondateur
En 1855, le Père
François Jean-Baptiste Delaplace, C.S.Sp. devient
directeur de l’Œuvre de la Sainte-Famille du Saint-Esprit
fondée à Paris pour l’évangélisation des familles
éprouvées par la pauvreté; il est frappé par le triste
état de ces familles réduites au chômage et aux misères de
toutes sortes. L’ignorance religieuse de cette classe
déshéritée le préoccupe tellement qu’il rêve d’assurer aux
enfants une éducation chrétienne. Il pense surtout aux
petites filles orphelines, abandonnées, privées
d’instruction et d’éducation. Afin de réaliser ce projet,
il fait appel à
Jeanne-Marie Moisan, bretonne courageuse, au
savoir-faire remarquable, femme de foi et d’une grande
simplicité.
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Le Père François
Jean-Baptiste Delaplace |
Premier
orphelinat
Le 19 mars 1860, à Paris, le Père Delaplace inaugure une œuvre
de bienfaisance à l’intention des orphelines et des enfants
abandonnées dont le nombre ne cesse de grandir. À mademoiselle
Moisan s’associent bientôt d’autres collaboratrices désireuses
de travailler à cette œuvre caritative.
Évolution de l’Œuvre
Quelques années à peine ont vu le commencement de l’Œuvre et
déjà, mademoiselle Jeanne-Marie Moisan et ses compagnes
expriment le désir de se consacrer entièrement au Seigneur. Le
projet du Père Delaplace, conçu d’abord comme une œuvre
caritative, devient donc une nouvelle
Congrégation religieuse.Jeanne-Marie Moisan traverse avec ses sœurs les événements
pénibles des désinstallations répétées, les incertitudes des
nombreux lendemains remis entre les mains de la divine
Providence.
Difficultés du début
Les Servantes du Saint-Cœur de Marie connaissent, au cours de
leur histoire, de nombreux exodes et quelques exils. En ses
débuts, différentes raisons : exiguïté, conditions insalubres ou
trop onéreuses des lieux, exigences de tranquillité du
voisinage, périodes troubles à Paris, occasionnent de multiples
déménagements pour la pauvre maisonnée d’orphelines toujours
plus nombreuses.
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Pour établir les assises de l’Institut des Servantes du
Saint-Coeur de Marie, Dieu se choisit deux êtres vraiment
complémentaires aussi bien dans leurs dons de nature que dans
ceux de la grâce. C’est dans une simplicité authentique, une
confiance sans bornes en la Providence, un sens aigu de
l’accomplissement de la volonté de Dieu sur eux-mêmes et sur
leur oeuvre conjointe qu’ils se rejoignent.
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«Faire de mon
Oeuvre une communauté religieuse! Ce serait une bien grande grâce si
l’infinie bonté du Seigneur lui procurait cette faveur[...]. Nous
laisserons faire le temps et les circonstances, jusqu’ici, cette marche
d’expectative et d’abandon à la Providence nous a bien réussi. En tout
cas, l’essentiel, c’est qu’on forme entre soi, une société stable qui
assure l’avenir des membres de l’Oeuvre et de l’Oeuvre elle-même.
François Delaplace, C.S.Sp., février 1865 »
«
C’est que la lumière d’en haut ne m’a découvert que peu à peu le but final
et la forme définitive de cette Œuvre , telle qu’elle était dans le plan
divin. Tout d’abord, il entrait dans mes vues que l’Œuvre se montrât moins
exclusive et plus large que la plupart des communautés pour l’admission des
enfants pauvres, orphelines, ou plus ou moins abandonnées. Puis cette
première pensée me conduisit tout naturellement à une autre, à savoir :
d’accepter aussi à des conditions plus faciles le concours de personnes
pieuses, désirant se consacrer à Dieu pour des œuvres de dévouement. »
(Souvenir des noces d’or, Entretien du Père Delaplace, 6 août 1900)
«Ne manquons
pas le but que le bon Dieu s’est proposé : l’œuvre doit être une école
d’amour de Dieu, une école de toutes les vertus; il doit s’y former
moins de bonnes ouvrières que de bonnes et ferventes chrétiennes.»
François Delaplace, C.S.Sp, 4 septembre 1864
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Expansion de la Congrégation
Le nombre de sœurs augmentant, plusieurs
fondations
en faveur d’enfants et de jeunes filles deviennent
possibles dans diverses régions de la France et même en
Belgique.
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Réalisation d’un rêve
Le rêve des missions lointaines habite toujours le cœur du Père
Delaplace; en 1889, dans une lettre adressée à Jeanne-Marie
Moisan; il invite « à prier Notre Seigneur et sa sainte Mère de
[leur] donner quelque coin de vigne à travailler dans les
missions, en Amérique ou ailleurs. » Cette fervente prière est
exaucée. Dès 1889, par un concours d’événements, les Clercs de
Saint-Viateur préparent pour les Servantes du Saint-Cœur de
Marie une voie d’accès aux
Etats-Unis, et
trois ans plus tard, au
Canada.
Engagées sur les traces des Fondateurs, les Servantes du
Saint-Cœur de Marie suivent les sentiers de la volonté de Dieu
les menant à Cuba
en 1950, au Cameroun
en 1953, en Argentine
en 1963 et au Chili
en 1997.
« … la
prière, la réflexion et l’expérience née de circonstances
providentielles, m’amenèrent à penser que le zèle des associés devait
s’étendre à des enfants et jeunes filles placées dans d’autres
conditions et embrasser même le soin des malades et malheureux de toutes
sortes, en France, et partout où il plairait à la divine Providence.
(Souvenir des noces d’or, Entretien du Père Delaplace, 6 août 1900) »
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